Sites rencontres

LE DECLIN DES SITES ET APPLI DE RENCONTRES EN BELGIQUE

Selon le Service public fédéral Économie belge (1), les appareils les plus utilisés pour une rencontre amoureuse sur les sites de rencontres sérieux sont d’abord le GSM ou le smartphone (82 %), suivi par l’ordinateur portable (67 %) et, plus en retrait, l’ordinateur fixe (45 %).

Pour la première fois, l’utilisation d’un ordinateur fixe pour obtenir son premier rendez-vous sur un site de rencontres descend sous la barre des 50 %.

Autrefois incontournable pour chercher une relation sérieuse, ce type d’appareil est devenu probablement victime d’un effet de substitution au profit du PC portable ou de la tablette.

À cela s’ajoute le fait que de plus en plus d’usages autrefois réservés au PC fixe (l’e-mail, la recherche d’information, l’e-banking, les sites de rencontres…) sont désormais accessibles sur des appareils comme le PC portable, la tablette et surtout le smartphone.

Par ailleurs, ces appareils bénéficient des caractéristiques avantageuses par rapport au PC fixe : comme ils sont moins volumineux et facilement transportables, ils sont donc utilisables hors du domicile.

Le PC (fixe et portable) et les sites de rencontres sérieux sont donc de plus en plus délaissé au profit des smartphones et donc des applications de rencontres pour rencontrer l’amour (Tinder, Happn, etc.).

L’AVÉNEMENT DES APPLICATIONS DE RENCONTRES

Le succès des applications de rencontres s’explique notamment par la démocratisation massive des smartphones.

Devenant moins chers et toujours plus performants ces dernières années, il est maintenant possible de se procurer une de ces machines sous la barre des 200 euros pour faire de belles rencontres sur les sites de rencontres sérieux.

Les applications mobiles pour nouer de nouvelles relations, nées avec Internet voient leur nombre exploser à partir de 2007, date du lancement de l’iPhone.

Les sites de rencontres se sont adaptés à cette demande des utilisateurs toujours plus nomades, en fournissant au public des versions de leurs sites consultables également depuis un smartphone, parfois même en développant leur propre application.

Auparavant contraints à rester devant leur écran d’ordinateur pour discuter sur des sites de rencontres en vue de draguer, pour faire des rencontres amicales ou amoureuses, il suffit désormais aux utilisateurs de dégainer leur téléphone portable pour s’envoyer des messages, voire des sextos, de n’importe où et à tout instant.

UNE RÉVOLUTION SOCIALE ET PSYCHOLOGIQUE

Les sites et applications de rencontres renvoient à une expérience humaine et mettent en lumière les difficultés de l’amour à notre époque. Ils sont souvent l’objet de beaucoup de désillusions.

C’est pourquoi lagence matrimoniale Easys “nouvelle génération” connait un véritable succès depuis de nombreuses années.

En effet, « Les sites de rencontres nous parlent d’amour et de sexe, c’est-à-dire de libido, de narcissisme et de névroses, bref de choses très intimes et profondément humaines », souligne l’écrivain Stéphane Rose (2).

C’est la raison pour laquelle « ce serait une erreur de perception de penser qu’Internet a ouvert l’ère de l’intercession sentimentale et conjugale. Le net contribue à techniciser des pratiques qui existaient antérieurement », insiste le professeur en Sciences de l’information et de la communication Pascal Lardellier (3), auteur de plusieurs romans de sociologie sur les thématiques de l’amour et du sexe

La privatisation et l’élargissement du potentiel rencontres

Ce que proposent dès 2001 les sites de rencontres sérieux et plus tard les applications, c’est un élargissement de la base de recrutement de potentiels partenaires, ce qui peut augmenter les attentes et la difficulté de les satisfaire.

Il n’est pas toujours aisé pour certains individus de faire des rencontres. Tous ne sont pas forcément bien dans leur peau, sont parfois timides ou réservés, ce qui réduit considérablement les chances d’aller vers les autres.

Les agences matrimoniales quant à elles, étaient déjà bien présentes sur la scène de la rencontre et avaient déjà aidé des milliers de célibataires à se rencontrer.

« La raison principale de l’adhésion aux sites de rencontres réside dans les ressources de la communication masquée. S’exprimer sans être jugé par le regard d’autrui, sans être “entravé” par la parole de l’autre, quel confort… Une “toute-puissance expressive” est à l’œuvre, propice à toutes les confidences, à tous les épanchements. » (4).

Un élément important des services de rencontres en ligne à mettre en lumière est donc celui du possible. Se connecter laisse imaginer un nombre infini d’interactions mais également de « moi » possibles, qui ne se réaliseront jamais la plupart du temps, mais n’empêche pas de produire tout du moins des « effets bien réels de fascination », selon Lardellier.

Jean-Jacques Rousseau abordait déjà en 1258 l’attrait du possible par le pouvoir de l’imagination : « en voyant moins, on imagine davantage ».

Mais, il n’est pas seulement question ici d’ une activité mentale ou fantasmatique qu’exercent les adeptes des sites et applications de rencontres (5).

La gratuité des applications de rencontres

Là où certains sites de rencontres sérieux sont payants, le plus souvent pour les hommes, les applications de rencontres sont gratuites dans leurs fonctions de base. Cette gratuité et la facilité d’accès attirent surtout les plus jeunes, à l’aise avec ces nouvelles technologies selon la sexologue liégeoise Margaux Marbaise.

D’autant plus que l’utilisation de tels services n’est plus aussi taboue qu’il y a quelques années, cela rentre petit à petit dans les mœurs. Tout comme l’agence matrimoniale où la démarche s’est vraiment décomplexée.

Les personnes nées dans les années 1990, socialisées à la « culture de l’écran » ont grandi avec les pratiques numériques et semblent dès lors plus à l’aise que leurs ainés avec ces nouveaux services (6).

L’approche proactive de la rencontre

Là où les réseaux sociaux traditionnels comme Facebook ou encore Instagram sont considérés comme inadaptés par la plupart des gens pour aborder un inconnu (ils ne sont en effet pas prévus à la base pour engendrer des rencontres), l’intérêt principal de ces sites et applications réside dans la possibilité pour les utilisateurs de sortir de leur cercle de sociabilité dans une certaine « normalité », vu que le but initial est explicite : faire des rencontres.

Les utilisateurs peuvent contacter des personnes qu’ils n’auraient généralement jamais contactées ni rencontrées dans d’autres contextes car elles peuvent être trop éloignées géographiquement, trop timides, etc.

Certains nourrissent d’ailleurs parfois un espoir de relation sérieuse, jusqu’au rêve de fonder une famille.

De plus, dans un contexte où les parcours individuels deviennent toujours plus discontinus (affectifs, sexuels, professionnels), on attend des individus qu’ils prennent en main leur destin par « une approche proactive de la rencontre ».

Plutôt que de rester passif ou de laisser faire le hasard devant l’éventualité d’une rencontre, le fait de prendre des initiatives s’inscrit progressivement dans cette éthique de « responsabilité de soi » (6).

De là aussi, la plus grande facilité et valorisation du fait de passer par une agence matrimoniale sérieuse et réputée tel qu’Easys Rencontres.

Des besoins différents en fonction de l’âge

Flirts, « plans culs » et relations éphémères

Ces plateformes de rencontres permettent aux utilisateurs de discuter avec plusieurs personnes en même temps contrairement aux interactions en face à face, limitant à une conversation avec une seule personne à la fois.

Ces services en ligne rencontrent beaucoup de succès chez les jeunes (18-24 ans) qui flirtent et expérimentent souvent des relations éphémères liées à la sexualité, ce qui pourrait être décrit comme une « jeunesse sexuelle ».

Ils s’exercent au jeu de la séduction et des nouvelles expériences sexuelles, sans devoir rendre des comptes à leur entourage.

Relations « sérieuses »

Du côté des célibataires seniors, on retrouve le même type d’attentes décrites pour les jeunes. Mais le plus souvent, une fois qu’ils considèrent leur « jeunesse sexuelle » terminée, les adultes proches de la trentaine vont souvent envisager de se tourner vers un modèle conjugal plus « sérieux ».

Certains voient malheureusement leurs opportunités de rencontres diminuer dans leur quotidien.

Où rencontrer des célibataires sérieux ? Comment faire des rencontres sérieuses ? L’entourage est souvent en couple ou déjà marié à cet âge. La plupart ont un travail stable et ne sortent plus autant que pendant leur jeunesse.

Face à cette pénurie de partenaires potentiels, certains vont se tourner vers ces sites et applications de rencontres en ligne pour tenter de trouver un partenaire, souvent dans l’optique d’une remise en couple.

Contrairement à certaines idées reçues, le couple n’a pas perdu son attrait mais est considéré comme un projet de vie, voire même l’idéal d’une vie « accomplie » pour une majorité de jeunes.

Aussi la vie conjugale atteint son point culminant entre 30 et 34 ans, plus de quatre personnes sur cinq se disent en couple (83 %) (6) dans une enquête importante de l’Institut national d’études démographiques (INED) sur les parcours individuels et conjugaux chez nos voisins français (INED, 2014).

L’utilisation de ces sites et applications de rencontres se décline différemment en fonction du genre et tous se demandent quel est le meilleur site de rencontre sérieux, le plus fiable pour ainsi faire des rencontres de qualité, etc.

Les dangers des services de rencontres en ligne

Harcèlement hors ligne

Les femmes voient dans la séduction une façon de tester leur pouvoir d’attraction et une manière de vérifier qu’elles peuvent être considérées comme de potentielles partenaires, voire aussi comme des « proies ».

Pour les hommes, la situation est relativement différente. Ils sont souvent incités à occuper une place particulière dans le jeu de la séduction autant en ligne que hors ligne. Les hommes vont régulièrement considérer la drague (sur Internet) comme « un savoir-faire » à maîtriser, perfectible via un entraînement, une formation, en considérant parfois les femmes comme des objets.

Contrairement à leurs homologues féminines, ils sont rarement confrontés au harcèlement et autres abus rencontrés par les femmes en ligne ou hors ligne.

En l’absence physique de leur prétendant(e), de multiples internautes confient s’exprimer plus librement sur les sites et applications de rencontres. La gêne de la « vraie vie » et la peur de l’autre sont court-circuitées. Le sociologue Ervin Goffman rappelle que « l’embarras est la sensation sociale la plus partagée, dès que l’on se trouve en présence d’autrui » (7).

L’absence et la distance physiques, le fait d’être dans un endroit complètement contrôlé et la possibilité de mettre un terme au contact à tout moment accordent donc aux utilisateurs, surtout aux femmes, une véritable maîtrise sur les interactions dans le virtuel.

Il est en effet difficile pour elles de faire respecter leur consentement face à des hommes qui vont passer outre celui-ci, pouvant parfois devenir « lourds » et insistants dans la réalité, ce qui rend plus difficile l’arrêt d’un contact de visu.

Selon une enquête de l’Institut français d’opinion publique (IFOP) (8) publiée le 19 novembre 2018, 86 % des Françaises ont, au moins une fois, été victimes d’une forme d’atteinte ou d’agression sexuelle dans la rue.

En Belgique, plus de neuf femmes sur 10 âgées de moins de 35 ans affirment avoir vécu une expérience de harcèlement dans la rue, ressort-il du travail de fin d’études de Léa Gosselin (9), étudiante en criminologie à l’ULiège. 

Ce travail de fin d’études, réalisé en 2017, se base sur un échantillon de 2400 femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, entre 15 et 64 ans. Parmi ces femmes, l’étudiante précise que seulement 12 d’entre elles ont déclaré ne jamais avoir été victimes de ce phénomène.

Harcèlement virtuel

Ces services de rencontres en ligne ont donc certains avantages. Par exemple, ils permettent de facilement entrer dans un jeu de séduction avec d’autres utilisateurs, sans forcément se confronter physiquement à son interlocuteur, et sans devoir obligatoirement y donner suite.

Cependant, les inconvénients des rencontres hors ligne se retrouvent également sur les services de rencontres du Web.

Concernant les expériences de harcèlement sur Internet, une autre étude (10) menée par le Pew Research Center en 2013 sur près de 2500 américains indique que 42 % des femmes se rendant sur des services de rencontres en ligne ont déjà été contactées d’une manière qui les a fait se sentir « mal à l’aise ou harcelées ». Contre seulement 17 % pour les utilisateurs masculins.

Pour toutes ces raisons de sécurité et dans un souci de sélection, le fait de recourir à une agence matrimoniale réputée telle qu’Easys Rencontre permet d’éviter tous ces risques de harcèlement et de mauvaises rencontres.

Si vous ne trouvez pas l’âme sœur sur un site ou une application de rencontres, contactez-nous via la page contact de notre site de rencontres belge.

Sources :

  • Rose, S. (2013). Misere-sexuelle.com : Le livre noir des sites de rencontres. Paris, France : La Musardine.
  • Lardellier, P. (2012, 1 mai). Le Online Dating, au cœur de la communication électronique. OpenEdition Journals. https://journals.openedition.org/netcom/593
  • Lardellier, P. (2012). Les réseaux du cœur : sexe amour et séduction sur Internet, Paris, France : François Bourin Éditeurs.
  • Parmentier, M. (2011). Philosophie des sites de rencontres. Hermès, La Revue, 59(1), 173-178. https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2011-1-page-173.htm
  • Bergström, M. (2019). Les nouvelles lois de l’amour. La Découverte.
  • Goffman, E. (1974). Les Rites d’intéraction (0 éd.). Paris, France : Les Editions de Minuit.
  • Franceinfo. (2018, novembre 19). 86% des Françaises victimes d’au moins une forme d’atteinte ou d’agression sexuelle dans la rue : un chiffr… Consulté le 14 août 2019, à l’adresse https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/86-des-francaises-victimes-d-au-moins-une-forme-d-atteinte-ou-dagression-sexuelle-dans-la-rue-un-chiffre-absolument-terrifiant_3042091.html
  • Gosselin, L. (2017). Recherche exploratoire sur le harcèlement au sein de l’espace public : Manifestations et incidences en Fédération Wallonie-Bruxelles (Mémoire). Consulté sur https://matheo.uliege.be/handle/2268.2/7888
  • Croquet, P., & Signoret, P. (2018, juin 15). Insultes, avances répétées… Sur les sites de rencontre, le harcèlement des femmes est banalisé. Consulté le 16 juillet 2019, à l’adresse https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/06/14/insultes-avances-repetees-sur-les-sites-de-rencontre-le-harcelement-des-femmes-est-banalise_5315122_4408996.html